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Samedi 6 octobre, 3 cabistes se sont élancés sur le courte distance du Natureman dans le Verdon : Thierry, Valentin et moi-même.

Pour cette rentrée sportive aux airs de vacances, je vous livre mes impressions :

Pour traverser la France  dans le but de participer à un triathlon sur une distance olympique, il fallait que le jeu en vaille la chandelle ! Le Var, c’est d’abord 7h de route depuis Bordeaux mais ce sont surtout d’immenses champs de lavandes, des crêtes minérales, les fameuses gorges du Verdon, le lac de Sainte-Croix et des villages environnants sacrément étroits ou il y règne une atmosphère paisible, comme si le temps était suspendu. Mais pas le temps pour du romantisme, à peine arrivés le vendredi soir, nous allons récupérer nos dossards, Valentin, Titi et moi suite à quoi on file reconnaître le parcours en voiture. Une boucle sympa avec un peu de dénivelé mais beaucoup moins que ce que je ne m’étais imaginée et surtout un panorama vraiment chouette !

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Le jour de la course c’est départ 9h30. Merci à l’organisation qui a fait la part belle aux femmes cette année en nous faisant partir un quart d’heure plus tôt et en réservant un accès prioritaire au parc à vélo.

Le départ est lancé, positionnée en seconde ligne complètement à gauche, je pars et me retrouve très voire trop tranquille. Pourtant deux concurrentes sont devant moi, le reste des femmes en revanche est complètement à droite, assez loin. Mais la bouée est devant moi alors je continue. Les sensations ne sont pas géniales, peu d’appuis, pas de glisse et l’impression de me gourer dans le parcours. J’embrasse même un canoë mais l’organisation ne me dit rien alors je continue mon chemin. Dans l’eau je pense surtout au vélo, je ne veux pas arriver cramée alors je reste calme et prudente. Je sors de l’eau, 25min pour 1400m au lieu de 1200 annoncé. Je cours tout à fait au fond du parc à vélo et là… faille spatio-temporelle avec une T1 de plus de 4minutes.

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Le temps est idéal, un rien couvert mais vraiment pas froid et pas de vent. Je m’élance sur ma petite bicyclette. Au début c’est roulant, j’en profite pour avancer grand plateau, puis passée une intersection c’est parti pour la première montée d’Aiguines. Chaque concurrente est plutôt peinarde, ça ne joue pas des coudes, y’a de la place. La pente est assez douce et permet de trouver un bon rythme sans se faire vraiment mal. Arrivée à Aiguines, c’est assez trompeur on croit en avoir fini mais c’est en sortant du village qu’il reste des côtes un peu traitres qui cassent le rythme. Je croise alors Valentin, on s’encourage, petit check avant qu’il ne file devant moi. Ensuite c’est parti pour la descente, toujours ce que je redoute le plus mais ici pas vraiment de danger si ce n’est deux ou trois lacets et la route qui reste malheureusement ouverte à la circulation (Valentin en fera les frais en percutant le capot d’une voiture, au final plus de peur que de mal). Le deuxième tour est un peu plus difficile mais il passe plutôt bien jusqu’à ces fameuses côtes en haut qui me scient un peu mais la descente permet de récupérer. Sur les derniers kilomètres, mon compteur affiche 24.8km/h, je me dis alors « tout de même, tu pourrais te bouger un peu pour passer la barre des 25km/h »! Il me restera tout juste assez de distance pour remplir ce petit défi improvisé.

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Je savais que la course à pieds serait un peu délicate mais c’était peu de le dire. Mise à part les 3 premiers kilomètres ou l’on peut à peu près poser sa foulée, le reste s’avère assez technique et exigeant. Pentes caillouteuses glissantes (merci au monsieur derrière moi qui m’a récupérer avant que je ne me ramasse dans la première montée), des « singles », du sable, des cailloux et une forêt dont la sortie s’effectue par une jolie pente. Bref un peu plus de 9km allure 6’/km mais je m’en contenterais. Quelques derniers encouragements dans les derniers mètres puis retour sur le bitume, dernière ligne droite. Je franchis l’arrivée, au total 3h25.

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Mon plus beau triathlon jusqu’à présent. Le lac était tout juste magnifique et la température de l’eau faisait presque regretter de ne pas rester y prendre un bain. Une course à pieds au bord du lac dans un cadre lunaire ! Enfin, le vélo qui reste assurément ma partie préférée mais me laisse un peu sur ma fin compte tenu de la beauté que les lieux ont à offrir.

Natureman, le long, on y goutera c’est certain !

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Merci à Daniel COMIZA et Guillaume FAURE pour les photos ainsi qu’à toute l’organisation du Natureman !